Mise à jour du système sans avoir besoin de saisir un mot de passe.

En déclenchant dernièrement la mise à jour de l’une de mes machines sous GNU/Linux à la main, j’ai été confronté, comme d’habitude, à la nécessité de saisir le mot de passe de l’utilisateur que j’utilisais pour me connecter. Après récupération du mot de passe dans mon gestionnaire, j’ai pu effectuer la mise à jour et je me suis donc interrogé quant à la possibilité de déclencher la commande de mise à jour sans avoir à renseigner systématiquement le mot de passe.

Après quelques recherches, il est possible d’arriver au fonctionnement voulu en ajoutant la configuration adéquate dans la configuration de sudo, via visudo. J’ajoute donc la ligne suivante pour mon utilisateur victor :

victor ALL=(root) NOPASSWD: /usr/bin/aptitude update, /usr/bin/aptitude upgrade

Avec cette configuration, je suis désormais en mesure d’exécuter les deux commandes suivantes sans avoir à fournir le mot de passe associé à l’utilisateur.

# sudo aptitude update
# sudo aptitude upgrade

Pratique étant donné que le seul moyen de me connecter à la machine concernée passe par l’utilisation de ma clé PGP stockée sur ma YubiKey. Plus besoin d’aller faire un tour par mon gestionnaire de mot de passe pour mettre à jour le système !

Désactivation de l’application « Zen Mode » de OnePlus

Un nouvel article pense-bête concernant la désactivation d’une application android sur la base des informations apportées par lord dans « Épurer un téléphone android« . Utilisant un smartphone de la marque OnePlus depuis un peu moins d’un an, j’avais noté l’intérêt des manipulations, mais sans franchir le pas, la couche oxygenOS présente sur les OnePlus m’ayant toujours semblé minimale et non intrusive… jusqu’à cette semaine.

Il y a de cela quelques jours, une nouvelle version de l’application OnePlus « Zen Mode » s’est mis à m’envoyer des notifications pour participer à des défis dont l’objectif est de ne pas utiliser le téléphone pendant une certaine durée. A cela s’est ajouté une autre notification m’informant que j’utilise beaucoup mon téléphone dernièrement, alors que je ne m’en étais pas servi depuis plusieurs heures. Pour la pertinence, on repassera. Bref, notifications non désirés égale désactivation. Impossible néanmoins de désactiver l’application dans les menus android, ni de forcer son arrêt. J’ai donc sorti l’artillerie lourde.

Première étape, installer android-tools pour avoir accès à la commande adb et pouvoir se connecter au téléphone. Ensuite, activer le mode de débogage USB, pour cela, se rendre dans « A propos du téléphone », puis cliquer plusieurs fois sur « Numéro de build » jusqu’à l’apparition du message « Vous êtes désormais un développeur ! », qui nécessite de saisir le code de verrouillage du téléphone avant affichage du message. Les « options pour les développeurs » sont désormais accessibles dans le menu « Système » et il devient possible d’activer l’option « Débogage USB » présente dans la sous-catégorie « Débogage ».

Une fois cela fait, un appel à la commande adb shell nous permet de disposer d’une ligne de commande exécutant les instructions sur le système du téléphone. A noter qu’en cas de première connexion, il faut autoriser la connexion entrante sur votre téléphone, pour valider la demande de connexion de l’ordinateur. La liste des applications installées s’obtient via pm list packages. Une fois les applications que l’on souhaite désactiver repérées, dans mon cas, l’application zen mode, nom de code com.oneplus.brickmode, on peut passer à la désactivation:

pm disable-user --user 0 com.oneplus.brickmode

Il est également possible d’aller plus loin qu’une simple désactivation en procédant à la désinstallation pure et simple (ce que j’ai finalement fait):

pm uninstall --user 0 com.oneplus.brickmode

J’en ai profité pour désactiver aussi :

com.android.chrome
com.google.android.googlequicksearchbox
net.oneplus.weather

Bref, continuer à garder un téléphone qui fait ce que je lui demande quand je lui demande, et qui ne cherche pas à induire des comportements ou à s’imposer à mon attention lorsque je ne l’ai pas choisi.

[Extension Firefox] yt-auto-dark

Aujourd’hui, petit article d’auto-promotion, pour mettre en avant une extension pour Firefox à la fonction extrêmement limitée, que j’ai développée pour m’épargner trois clics. J’ai nommé « Thème Sombre Automatique pour YouTube™« , nom de code : yt-auto-dark.

La fonction de l’extension est simple: activer le mode sombre proposé par Youtube, sans que j’ai à intervenir. L’option se situe dans le menu paramètre du site, juste à côté du bouton « se connecter » et nécessite trois clics pour passer du thème par défaut, le thème clair, au thème sombre. N’utilisant pas de compte Youtube, qui aurait éventuellement pu retenir mon choix de thème comme paramètre de configuration du compte, et étant habitué à nettoyer systématiquement mon navigateur après chaque session de navigation, je devais réactiver le thème sombre à chaque nouvelle session de navigation. Pire, utilisant depuis plus d’un an une extension chargée de procéder au nettoyage des cookies d’un onglet, quelques dizaines de secondes après la fermeture de celui-ci, je pouvais être amener à répéter l’opération plusieurs fois.

L’idée est donc venue assez rapidement de créer une extension Firefox pour cette tâche des plus simples. Il m’aura néanmoins fallu quelques heures de recherches et programmation, réparties sur plusieurs mois, avant de trouver une implémentation satisfaisante. Penchons-nous donc un peu sur la technique, sans toutefois rentrer trop dans les détails. Durant mes recherches, j’ai passé de long moment à lire le code source de la page HTML de YouTube, à parcourir les scripts utilisés, à tenter de comprendre la méthode de changement de thème et à essayer de déclencher le changement par appel direct de la bonne fonction, ou en copiant le fonctionnement de celle-ci. Pas d’avancées concrètes de ce côté-là, même après avoir identifié les parties de code mise en œuvre.

Lors de mes recherches, j’avais en autre découvert que l’activation du thème sombre conduisait à l’ajout d’un paramètre dark= »true » sur la balise <html> de la page. J’avais reproduit cet ajout dans mes premiers tests d’extension, sans arriver à un résultat satisfaisant. De mémoire, je crois me souvenir que quelques éléments n’étaient pas colorer correctement (d’autres éléments m’ont également conduit à rejeter cette solution incomplète, mais ne les ayant pas notés, je ne suis plus en mesure de les préciser).

Bref, la solution vers laquelle j’avais décidé de m’orienter consister simplement à écrire du code Javascript qui effectuerai les clics sur les différents éléments de l’interface à ma place. Pas de grande difficulté de ce côté là et j’avais réussi à obtenir une première version fonctionnelle. Celle-ci fonctionnait assez bien, mais un problème subsistait. En général, lors du premier affichage de la page, l’activation du thème sombre échouait, mais réussissait dès le rechargement de celle-ci, ou dès l’affichage d’une autre page. L’implémentation était insuffisante. J’ai donc chercher un moyen pour m’assurer de l’existence des éléments html du menu dans la page avant de permettre à mon extension d’essayer de cliquer dessus.

Après plusieurs tentatives infructueuses en utilisant de la récursivité et une vérification de l’état de la page via la propriété document.readyState, je suis tombé par hasard sur un article présentant les avantages de la fonction requestAnimationFrame. C’est muni de ces nouvelles informations que je suis enfin arrivé à une première version stable de l’extension. Désormais, celle-ci attend donc l’apparition des éléments de menu avant de tenter de cliquer sur les éléments pour tenter de passer au thème sombre. J’utilise l’attribut dark évoqué tout à l’heure pour savoir s’il faut déclencher le changement de thème ou non. De plus, j’ai intégré un mécanisme de sécurité afin de limiter la durée pendant laquelle l’extension tentera d’activer le thème. La limite est donc actuellement configurée à 10s, ce qui semble largement suffisant sur les quelques ordinateurs où j’ai testé l’extension.

Côté amélioration, il pourrait éventuellement être intéressant de pouvoir configurer le temps d’attente, pour pouvoir facilement l’augmenter au besoin. Je pense notamment à une utilisation sur des machines un peu « lentes » dans le chargement des pages web modernes. L’extension n’ayant pas de logo, il pourrait être utile d’en créer un un pour l’identifier plus facilement parmi les extensions installées. Je ne me suis pas pencher sur la question de l’implémentation de logs de débugage, qui permettraient de suivre le fonctionnement de l’extension en cas de dysfonctionnement. En effet, si l’extension fonctionne parfaitement sur tous mes navigateurs Firefox (vérifiée sur 3 instances différentes), l’activation du thème sombre échoue chez l’un de mes collègues de travail.

Passons maintenant au(x) mots de la fin pour clore cette présentation. Je suis très satisfait du fonctionnement de cette petite application, qui me rend désormais service au quotidien. C’était un bon sujet pour découvrir comment réaliser une extension pour Firefox, la tester, et demander son intégration au catalogue d’extensions. Le code source est bien entendu disponible sur Github, sous licence GPLv3. J’espère que cette extension pourra rendre service à ceux qui y trouveront un intérêt, et surtout, qu’elle fonctionnera chez ceux qui tenteront l’installation; et permettront de vérifier que mon extension ne fonctionne pas juste sur ma seule configuration de Firefox. Dans le cas contraire, nous pourront en discuter sur Github, ou dans les commentaires.

Plonger dans la création d’un jeu vidéo à partir d’un simple jeu de société

J’ai créé un prototype de jeu vidéo basé sur un jeu de société. Découvrez cette histoire mêlant abandon, persévérance et évolution. Qui a mené à la création de ma chaine Youtube et à un besoin de partage.

Il y a quelques mois j’ai créé un prototype de jeu vidéo basé sur un jeu de société que j’apprécie nommé pingouin dans lequel on amasse des points en récupérant des poissons en déplaçant des pingouins sur des cases de banquises hexagonales.

Ce qui ne devait être qu’un prototype

Au début de ce projet mon but était de travailler sur des algorithmes de déplacements hexagonaux simples. Mais aussi de réfléchir et d’implémenter mon propre système d’intelligence artificielle. Ou encore de rendre le jeu multijoueur.

Tout était bien parti

Je me suis pris au jeu et j’ai fini par réaliser le jeu en 3 étapes

  • Créer le prototype jouable en mode console
  • Transfert du code dans Unity et création de l’affichage
  • Développement du mode multijoueur / jeu contre l’ordinateur

La première étape m’a pris 5 soirées, la seconde 2 soirées

Quand tout a dérapé

J’ai pris la décision de créer une interface avec un écran d’accueil, un écran de paramétrage de la partie, etc ce qui m’a pris plus de 10 bonnes soirées et 1 ou 2 week-end. Et c’est là que les temps de développement ont explosés mettant en péril la publication de mon projet.

Certes j’avais une interface graphique mais il fallait revoir la gestion du plateau, les couleurs, la police d’écriture, la génération du plateau et cela plusieurs fois. Chaque modification qui n’avait pas été prévue à commencer à me prendre un temps monstrueux jusqu’à ce que je ne prenne presque plus de plaisir sur ce projet. J’ai quand même persisté en ajoutant le jeu contre l’ordinateur et en réfléchissant à l’implémentation du mode multijoueur. Mais le mal était fait. J’avais visé trop haut pour une aventure de codeur en solitaire sur mon temps libre.

Une lumière au bout du tunnel

J’ai profité de l’été pour regagner quelques forces et reprendre des activités un peu plus sociales comme les barbecues ou les sorties au lac. Suite à de nombreuses discussions, des connaissances m’ont fait comprendre une chose importante à propos de mes différents projets.

Mes projets sont une source d’inspiration

Ce n’est pas parce que je galère qu’il ne faut pas persister et que la direction n’est pas la bonne, au contraire. Toutes les personnes avec qui j’ai parlé cet été m’ont avouées la suprématie de l’informatique dans le monde du travail et même dans la vie de tous les jours. Ils ont réussi à me faire prendre conscience de la force de mes compétences. Et à me rappeler toutes les galères que j’ai surmontées tout au long de mon parcours ce qui a fini par me décider à promouvoir plus mes projets et à mettre en avant mes réflexions, mes échecs, mes découvertes et mes réussites.

Ce qui m’a conduit à créer des vidéos

Il faut cultiver notre jardin, par cette phrase de Candide écrit par Voltaire j’entends désormais bien plus que le simple fait de reprendre chaque année un carré de terre pour en faire jaillir de beaux fruits et légumes. En effet, ça fait plus d’une dizaine d’année que je cultive moi même des connaissances en partageant une partie de ma production mais en oubliant une étape importante. Celle d’en partager les graines. Ces graines ce sont mes vidéos.

Et apprendre à mieux maitriser le sujet

En créant des vidéos j’ai commencé une nouvelle activité. La rédaction et la recherche d’informations pertinentes en plus du montage vidéo et de la création de contenu. Tout ça dans le but de mieux maitriser mon sujet et que la graine prenne dans mon audience.

Et c’est pourquoi

J’ai imaginé une nouvelle série de vidéos qui démarre par l’analyse entre les jeux de société auxquels j’aime jouer et leur portage en jeux vidéo. Ce qui implique toute une analyse comparative des avantage et des inconvénients de ces deux pratiques. Je découvre moi même un nouvel éclairage sur ce qui manquait à mon prototype initial et que j’aimerais pouvoir transmettre dans le futur par l’intermédiaire de mes vidéos.

Enfin la vidéo

Elle est à regarder sans modération. Et à partager si elle vous plait.

Pour mieux comprendre

Si vous ne l’avez pas encore vue, vous pouvez regarder ma série de trois vidéos qui traite de la création d’un jeu de société en utilisant uniquement un ordinateur, un logiciel libre de dessin vectoriel « Inkscape » ainsi qu’une imprimante et une paire de ciseaux ou un cutter.