RuneAudio comme lecteur de musique

A l’heure d’une réinstallation de RuneAudio, petit point sur la façon dont je profite de ma bibliothèque musicale numérique.

Commençons par planter le décor. L’intégralité de ma musique est stockée sur mon NAS et accessible via un partage samba. Pour la diffusion du son, je dispose d’une petite chaîne Hifi datant de l’époque du début des lecteurs MP3. Pas de connexion Bluetooth, pas de WiFi, pas de port USB, mais une entrée auxiliaire… et un lecteur cassette ! Pour faire le lien entre les deux composants, j’ai choisi un Raspberry Pi dans sa troisième version afin de disposer du WiFi intégré.

Pour la partie logicielle, j’ai testé différentes projets libres : Pi MusicBox, Volumio et RuneAudio. Les deux dernières solutions se distinguent particulièrement par leur interface et leurs fonctionnalités. Mon choix s’est en définitive porté vers RuneAudio dans sa version 0.4-beta. Version plutôt stable malgré son statut de beta. La recherche est le point noir, et retourne en permanence « undefined ». Le problème est connu, mais n’est pas forcément simple à corriger; d’après ce que j’avais pu lire en parcourant le forum.

Inventaire des composants avant montage (Écran tactile non visible).

Pour profiter au mieux du système, j’ai ajouté un écran tactile au Pi, afin de pouvoir contrôler et afficher la liste de lecture, sans avoir à passer par un autre périphérique externe. Le tout, assemblé dans un support  à charnière bien pratique. Par ailleurs, une application Android simple est disponible afin de piloter RuneAudio à partir de son téléphone sans avoir à passer par l’interface web via un navigateur (à condition d’être connecté sur le même réseau).

Mise en place du Pi.

Après presque deux ans d’utilisation, ce montage me donne entière satisfaction. Pas ou peu de problème jusqu’à ce que j’effectue des modifications de configuration du côté de mon routeur, et que la connexion automatique au WiFi devienne quasi impossible (d’où la réinstallation évoquée au début). Dernièrement, l’ajout d’une alimentation à interrupteur m’évite de devoir accéder à la multiprise pour couper l’alimentation du Pi et rends l’ensemble bien plus pratique. Je ne vais pas préciser ici toutes les fonctionnalités, avantages et inconvénients de RuneAudio, et je vous quitte donc sur une photo en situation.

Conversion flac vers mp3

Dans le but de pouvoir lire des fichiers de ma bibliothèque musicale sur un appareil n’étant pas en mesure de lire le format flac, j’ai cherché à résoudre le problème de la conversion d’un fichier audio au format flac vers le format mp3. Après recherche, voici la commande que j’obtiens en utilisant ffmpeg :

ffmpeg2.8 -y -i tangerine.flac -codec:a libmp3lame -ab 320k -map_metadata 0 -id3v2_version 3 -write_id3v1 1 tangerine.mp3

Étape suivante pour rendre la conversion plus pratique, on applique la commande à tous les fichiers flac du répertoire à l’aide d’une boucle for :

for f in *.flac; do ffmpeg -i "$f" -acodec libmp3lame -ab 320k -map_metadata 0 -id3v2_version 3 -write_id3v1 1 "${f%.flac}.mp3"; done

Enfin, dernière amélioration, on exécute la commande pour tous les fichiers finissant par .flac présent dans le répertoire courant et dans tous les sous-répertoires :

find -name "*.flac" -exec ffmpeg2.8 -y -i {} -acodec libmp3lame -ab 320k -map_metadata 0 -id3v2_version 3 -write_id3v1 1 {}.mp3 \;

A noter que pour cette dernière commande, le nom du fichier traité sera de la forme Tangerine.flac.mp3. A l’issue de cette dernière commande, nous disposons donc des fichiers flac et de leur copie encodée en mp3. Ayant travaillé sur une copie de mes fichiers musicaux, je peux donc me débarrasser des fichiers flac pour ne conserver que les nouveaux fichiers :

find -name "*.flac" -exec rm {} \;

Il ne reste plus qu’à copier les fichiers restants sur le support destiné à l’appareil.

Procédure de restauration de sauvegarde… Surprise !

Depuis plusieurs mois donc, mes services auto-hébergés sont sauvegardés quotidiennement de façon automatique et incrémentale. Je suis en théorie protégé contre la perte de mes données en cas de panne matérielle du support de stockage de mon serveur. Ça, c’est la théorie, il me restait en l’occurrence à valider le processus de sauvegarde en m’assurant de la façon de restaurer les données.

J’ai donc commencé ces derniers jours l’écriture d’un script ansible permettant de redéployer automatiquement l’ensemble de mes services sur un nouveau serveur si besoin. L’occasion rêvée de vérifier que la restauration de sauvegarde fonctionne correctement.

Après configuration de duplicity sur la nouvelle machine, je tente donc de restaurer un fichier pris au hasard:

duplicity restore --file-to-restore path/to/wallabag/vendor/jdorn/sql-formatter/LICENSE.txt -t now cf+hubic:// test/LICENSE-restored.txt

J’obtiens une erreur dès les premières tentatives : No backup chains found, et lis au détour d’une page web qu’il faut à priori effectuer un list-current-files au préalable. Il faudra que je vérifie cette information lors du test réel de mon script sur un système vierge. Je découvre donc que duplicity récupère dans un premier temps tous les fichiers manifest. La récupération des fichiers se poursuit, et c’est le drame :

Giving up after 1 attempts. NoSuchObject: Object 'duplicity-inc.20180212T113006Z.to.20180213T113007Z.manifest.gpg' doesn't exist (HTTP 404)

L’un des fichiers n’est pas renvoyé par hubiC. Il est néanmoins visible dans l’interface, mais impossible de le récupérer, la requête effectuée par l’interface web retourne elle aussi une mauvaise erreur 404. Ce problème de manifeste manquant concerne une chaîne secondaire, mais impacte malheureusement l’ensemble de la collection. Impossible de restaurer les données via duplicity…

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Sauvegarde distante avec duplicity

Suite à la migration de la majorité de mon nuage de services vers mon réseau en passant à l’auto-hébergement, la question de la sauvegarde des données est devenue cruciale. Côté cahier des charges, les principaux critères retenus étaient les suivants :

  • Sauvegarde externe géographiquement
  • Automatique
  • Chiffrée

Après de nombreuses recherches, j’ai décidé d’utiliser duplicity pour réaliser la sauvegarde et le service hubiC d’OVH pour le stockage des données sauvegardées. Voici donc la procédure utilisée pour mettre en place une sauvegarde incrémentale quotidienne, avec sauvegarde complète à intervalle régulier.

Pour commencer, il convient d’installer les composants nécessaires:

sudo aptitude install duplicity python-pip python-dev gcc
sudo pip2 install pyrax

Ayant décidé d’envoyer les sauvegardes dans mon espace hubiC, et afin de permettre à duplicity de communiquer avec hubiC, il faut au préalable autoriser l’application dans l’interface web du service. On va donc créer une nouvelle application, renseigner un nom, duplicity par exemple, et un domaine de redirection valant http://localhost/. On note ensuite les paramètres « Client ID » et « Client secret » qui serviront pour paramétrer la connexion à hubiC sur la machine source.

Le paramétrage s’effectue dans le fichier ~/.hubic_credentials :

[hubic]
 email = your_email
 password = your_password
 client_id = api_client_id
 client_secret = api_secret_key
 redirect_uri = http://localhost/

On limite ensuite les droits liés au fichier:

chown 600 ~/.hubic_credentials

A ce stade, on peut faire un premier test afin de valider la configuration, par exemple, sauvegarder le répertoire test dans le conteneur test qui sera accessible à l’adresse suivante: https://hubic.com/home/browser/#test.

duplicity test cf+hubic://test

Pour lister le contenu du répertoire distant, la commande dédiée est:

duplicity list-current-files cf+hubic://test

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[ArchLinux] Downgrade d’un package

Il est possible d’installer une ancienne version d’un package en utilisant le cache de pacman, si celui-ci n’a pas été nettoyé depuis la mise à jour précédente. Par exemple, pour revenir à la version 5.6.0-1 de npm, on utilisera la commande:

pacman -U /var/cache/pacman/pkg/npm-5.6.0-1-any.pkg.tar.xz

Et on attendra la correction du bug 19989 pour réinstaller une version 5.7.x.