[Note de service] Migration

Unicoda migre vers un nouveau serveur. En théorie, le changement devrait être transparent pour les lecteurs, le script de réinstallation s’étant exécuté sans erreur et puisque j’écris depuis la nouvelle instance. Cette nouvelle instance deviendra progressivement accessible avec la propagation de la nouvelle version de la zone DNS.

Si vous lisez ce texte, vous accédez donc bien à la nouvelle instance !

Citation [15] – Amos Burton

– La civilisation, c’est ce qui fait que les gens respectent leur prochain. Débarrassez-vous de la première et vous ne pouvez plus compter sur les seconds.

Amos Burton, Les Jeux de Némésis – James S. A. Corey

– On dirait que vous avez déjà fait ça, nota-t-elle.
– J’ai même grandi comme ça. Tous ces gens ne font que combler leur retard. Nous sommes des humains. Nous sommes tribaux. Plus la situation est stable, plus la tribu est grande. Les membres d’une même bande, les habitants d’un même pays, ou d’une même planète. Et là, un bouleversement arrive, et la tribu se réduit.

Amos Burton, Les Jeux de Némésis – James S. A. Corey

Alex se vantait d’être capable de s’entendre avec n’importe qui au sein d’un équipage, et Amos n’était pas une exception. C’était un homme sans sous-texte. Lorsqu’il déclarait qu’il avait besoin de rester seul un moment, c’était parce qu’il avait besoin de rester seul un moment. Quand Alex lui proposait de venir regarder le dernier film néo-noir sorti sur Terre qu’il venait de télécharger, sa réponse était toujours et seulement la réponse à la question. Il n’avait aucun penchant pour la médisance, la sanction sociale ou le complot visant à isoler l’autre. Toute chose était ce qu’elle était, point final.

Les Jeux de Némésis – James S. A. Corey

Conférence technique du lundi soir

Petit article pour faire la promotion d’un événement technique hebdomadaire, ouvert à tous, en ligne et gratuit, à savoir: Ask the Expert. Tous les lundis soir à 21h heure française, une conférence sur un sujet technique varié dans le domaine de l’informatique. La conférence est donné en langue anglaise, les intervenants n’étant pas forcément francophone, et afin de permettre au plus grand nombre d’y participer.

Si je fais la promotion de cet événement, c’est pour lui donner davantage de visibilité et car je pense qu’il peut intéresser certains lecteurs. En outre, je tiens à préciser que l’entreprise à l’origine de l’initiative est la société SFEIR. Société dont je suis actuellement salarié. Je profite donc de cette espace pour relayer cet événement ouvert à tous et qui a fait l’objet de nombreuses communications en interne, en espérant que certains pourront y trouver un thème digne d’intérêt.

N’hésitez donc pas à aller faire un tour sur le site dédié et à jeter un œil au calendrier pour voir si vous trouvez un sujet qui pique votre curiosité. Sinon, direction les replays !

Auto-hébergement, le retour

Au détour d’un coin de web, je suis tombé par hasard sur un article sur serveur410 demandant des retours d’expérience autour de l’auto-hébergement. L’article de synthèse ayant été publié quelques jours après que j’ai pris connaissance du premier et avant que j’aie eu le temps de commencer à écrire, j’en profite donc pour produire ici un article dédié au sujet et qui me permettra, par la même occasion, de faire un bilan de ses quelques années d’auto-hébergement. Entrons dans le vif du sujet.

Mon aventure de l’auto-hébergement commence en même temps que les prémices d’Unicoda, durant les rencontres mondiales du logiciel libre 2011 à Strasbourg. C’est à ce moment-là que, conférence après conférence, discussion après discussion, atelier après atelier, je prends la décision de me lancer dans l’aventure pour créer mon bout d’internet. Les motivations sont variées, mais le premier objectif est de disposer d’un espace de publication que je contrôle et où les données m’appartiennent. L’autre élément clé de l’histoire: ma soif d’apprendre. Après deux années de classes préparatoires, pendant lesquelles j’ai laissé de côté mon apprentissage de la programmation et mes expériences avec PHP et MySQL, commencés au lycée en autodidacte (l’option informatique en CPGE étant plutôt dédié à la résolution ou l’analyse de problèmes mathématiques avec l’outil informatique, que de la technique informatique), j’ai décidé de m’engager dans un cursus d’ingénieur en informatique, et enfin, plus simplement, le sujet m’intéresse et me passionne.

Il faudra néanmoins attendre début 2012, pour que je pose les premières pierres d’Unicoda. Achat du nom de domaine, location d’un serveur chez RedHerberg (association qui proposait à des formules d’hébergement très accessible financièrement pour débuter), installation et déploiement de WordPress, configuration d’un serveur web, modification de zone DNS, autant d’éléments à apprendre au fur et à mesure.

Dans les années qui suivront, Unicoda migrera vers OVH sur un serveur Kimsufi avec davantage de puissance et de mémoire. Ce serveur me permettra de continuer mes expérimentations: sous-domaines, installation d’Owncloud, mise en place de certificats HTTPS sur l’ensemble des domaines avec StartSSL et test de nombreux services pour construire ce que je désigne comme mon nuage de services auto-hébergés. De nombreux articles témoignent de ces essais et de cet apprentissage progressif et des évolutions de l’ensemble au fil des ans.

Avance rapide quelques années plus tard, je décide de pousser l’expérience plus loin et d’héberger l’ensemble des services chez moi, à l’exception d’Unicoda, qui reste comme service unique sur une machine virtuelle chez OVH, afin de garantir une certaine disponibilité de service et de disposer d’une généreuse bande passante (bien davantage que l’upload de ma connexion ADSL à ce moment là). Je recycle une machine assemblée pendant mes années de lycée et qui sans être très performante, permet de faire fonctionner convenablement les services que j’utilise.

Peu après, je m’intéresse à l’énergie consommée par cette machine et décide que 35 Watts minimum pour une machine majoritairement en mode idle est un peu trop élevé à mon goût (bien que ridicule par rapport à la consommation de mon PC fixe en utilisation). Je migre donc l’ensemble vers un Pi 3, ordinateur de poche consommant 4 à 5 Watts en mode idle, avec des pics de consommation mesurés à 7 Watts sur une période d’un mois. La facture d’électricité s’allège un peu. Je profite de la migration pour mettre en place un Pi 1 remplissant le rôle de passerelle et permettant de faire cohabiter les deux machines, le temps de migrer chaque service l’un après l’autre.

En parallèle, s’ajoute la mise en place d’une sauvegarde automatique, pour éviter d’effectuer le tout à la main périodiquement, d’abord avec duplicity vers hubic, puis duplicity vers Backblaze B2 et enfin, restic vers Backblaze, avec duplicity version allégé en complément de secours. Une fois la sauvegarde en place, j’ai pu me concentrer sur l’écriture de script de déploiement automatique pour être en mesure de redéployer l’ensemble de mes services rapidement et avec peu d’intervention humaine à partir de la sauvegarde journalière. Plus récemment, cette quête de stabilité a vu l’ajout d’un onduleur au système, pour parer aux éventuels problèmes d’alimentation électrique.

Il est clair que décider de s’auto-héberger, c’est faire le choix de passer plusieurs heures par semaines et parfois par jour, pour installer les services, puis les maintenir, les mettre à jour, les protéger et parfois investiguer les problèmes de fonctionnement. Est-ce que cela en vaut la peine… oui ! Et d’autant plus si vous exercez, ou voulez exercer un métier dans le domaine de l’informatique, ou simplement par intérêt ou passion pour le domaine. L’élément le plus chronophage restant la montée de version des services, surtout lorsque celle-ci est effectuée peu après la sortie de la mise à jour. Pour l’anecdote, j’ai en mémoire une soirée complète passée à mettre à jour Gitlab et déboguer la configuration, alors que le but principal était d’écrire quelques lignes de code sur l’un de mes programmes du moment.

En conclusion, il ne faut pas hésiter à se lancer dans l’aventure de l’auto-hébergement, à condition d’être conscient des enjeux et des responsabilités qui viennent avec. Faire simple, commencer petit et surtout disposer du temps et de l’envie d’apprendre !

Citation [14] – Lessons from Major Dick Winters

Winters believed that the cornerstone of character was honesty, and that from there you worked to develop a moral compass that was guided by the virtues of courage, fairness, consistency, selflessness, and respect for your fellow men. He felt that integrity was paramount as well, noting that “it is easier to do the right thing when everyone is looking,” but “more difficult to do what you should do when you are alone.”

To these core values, Winters added his own ascetic precepts, choosing to abstain from canoodling with women, drinking alcohol (he was a lifelong teetotaler), and, as we shall see, swearing.

For Winters, keeping his personal honor code was a matter of integrity and self-respect; he wished to be able to look in the mirror and hold his head high. He also believed that moral excellence kept the mind pure and sharp, and enabled a man “to make decisions quickly and correctly.”

[…]

Winters believed that this kind of dedication to maintaining integrity made him a better commander and earned the loyalty of the men who served under him. One of his favorite maxims was “Lead from the front!” and he felt it his duty to command his men from a position that was beyond reproach; he never wanted his behavior to serve as grounds for charges of hypocrisy or act as a distraction

[…]

Many monks take some kind of vow of silence upon entering a religious order. This usually doesn’t require not speaking at all, but rather speaking only at certain times, and even then avoiding trivial conversation and useless and unnecessary words. Since thoughts influence words, and words in turn influence thoughts, ascetics believe that garrulous speech inhibits the development of self-knowledge, access to deity, and the ability to live more harmoniously with one’s spiritual path.

Here again, Winters proved monkish in temperament — a generally reserved and quiet man, he wasn’t one for idle chit-chat. When he spoke; you knew he had something important to say.

He also stripped his speech of all profanity — believing such words were needless and unbecoming of an officer and a gentleman. Vulgarities disrupted the stillness of mind he worked so hard to cultivate; he understood the secret encapsulated by the Benedictine monk Andrew Marr: “Silence is not a mere absence of words or thoughts — it is a positive and substantive reality.”

The Way of the Monastic Warrior: Lessons from Major Dick Winters