Si c’est gratuit…

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai vu un jour débarquer cette petite phrase. Petite phrase qui se répète maintenant à tort et à travers dans tout média. « Si c’est gratuit… ». La phrase est accrocheuse, la rime est là, suffisante ce me semble. Et pourtant.

Je crois que ce slogan est sorti de ce que je désignerai par le terme de « milieu libriste », c’est-à-dire des gens soucieux des droits associés à l’utilisation d’un logiciel, qui se préoccupent des conditions d’utilisation d’un service, de ce que l’on fait avec leurs données et par extension, leur vie privée. Je crois que ce slogan était destiné à lutter contre les plateformes, Facebook, Google, Microsoft et autres, pour forcer les gens à réfléchir à ce qu’ils échangent en acceptant d’utiliser un service gratuit, proposé par une multi-nationale côté en bourse et faisant des millions (des milliards) en chiffres d’affaires. Et pourtant.

Et pourtant, je me suis toujours demandé si ce slogan n’est pas contre-productif. « Si c’est gratuit… ». C’est le problème du slogan simple, de la construction logique « si…, alors… ». Car si nous suivons ce que nous propose cette phrase, qu’en est-il alors du logiciel libre, des créations publiées en Creative Commons (pour ne citer qu’elles) ? Mon système d’exploitation est libre… et gratuit, que devrais-je donc en déduire ?

Bref, j’ai toujours trouvé ce slogan bancal et réducteur. Bien sûr, le public averti connaît les problématiques, a écouté au moins une fois la conférence de Stallman et sait bien qu’un logiciel peut être libre et ne pas être gratuit. « Free as in freedom, not as in free beer ». Libre comme dans liberté, pas comme dans bière gratuite.

Que pensera donc une personne à qui on aura rabâché « si c’est gratuit… », et qui, se renseignant sur les alternatives, apprendrait qu’une grande partie sont gratuites (car tenues à bout de bras, au quotidien, par des passionnés) ? Le comble.

« …, c’est toi le produit ! »

Finalement, l’essentiel réside, peut-être, simplement dans la prise de conscience…

Carnet 6 – Confinement

Après maintenant plus d’un mois de confinement seul dans mon appartement, je prends un peu de temps pour écrire quelques lignes, sans objectif, ni fil directeur, si ce n’est quelques réflexions techniques des dernières semaines. Pas de grands changements pour moi en cette période, j’ai la chance de pouvoir faire du télétravail et d’être sur une mission qui le permet. Les interlocuteurs principaux de notre équipe résidant au Canada, nous sommes habitués à échanger en mode asynchrone pour que les informations circulent malgré le peu d’heures de travail en simultanée.

Pas de grands changements non plus du côté infrastructure de mon réseau, ou de mes services auto-hébergés. Avec les années, l’ensemble à gagner en cohérence et en stabilité, ce qui m’a permis de gagner en tranquillité d’esprit. J’ai plusieurs idées qui flottent dans mon esprit pour la prochaine itération, sans avoir vraiment pris forme pour l’instant :

  • L’amélioration de la segmentation réseau de mon LAN, en fait partie, pour séparer les différents contextes et appareils.
  • L’assemblage d’une machine serveur très basse consommation en remplacement du PI remplissant actuellement ce rôle, ou remplacer le stockage sur carte SD par un montage propre avec disque SDD.
  • La mise à jour du serveur hébergeant Unicoda est également à prévoir.

En parallèle, mon intérêt se porte doucement vers la domotique et l’électronique, en particulier, du côté capteurs autonomes à base de carte ESP8266 ou ESP32. Je commence donc les expérimentations avec panneau solaire, batterie et carte de gestion d’alimentation.

Autre sujet que j’évoquerai peut-être plus en détails dans avenir plus au moins lointain, la gestion de mes connaissances. Outre ce site, j’avais commencé, il y a plusieurs mois, à remplir une sorte de wiki et j’ai découvert récemment le principe du « Zettelkasten », où chaque idée fait l’objet d’une note, d’une entrée dans le Zettelkasten. J’en suis au stade d’expérimentation. En outre, la gestion des connaissances me renvoie en partie à la gestion de mes documents numériques, pour lesquels il manque encore une hiérarchie, une organisation, pour tout ce qui n’est pas photo, vidéo ou son. Système de gestion qui devrait permettre d’empêcher l’accumulation de documents d’intérêt temporaire, ou en tout cas, faciliter l’archivage et prévenir le tri de contenu périodique, tout en garantissant la synchronisation avec le NAS comme point d’autorité.

Quelques bugs persistants dans le fonctionnement du son sur mon système Arch Linux, et un bip dérangeant dans les consoles Webstorm sur chaque exécution de commande, laissent poindre qu’il est peut-être temps de réinstaller le système pour repartir sur des bases saines et profiter des connaissances acquises après des années d’utilisation. Et soyons fous, de scripter entièrement le processus de réinstallation et de réinitialisation des données du système, comme c’est déjà le cas pour mes services auto-hébergés.

Bref, comme souvent, beaucoup d’idées se bousculent dans ma tête, chacune à un stade de maturation différent. Le temps n’étant pas extensible, l’une ou l’autre aura la priorité selon l’envie et l’intérêt de la mise en œuvre. Je remarque néanmoins que, souvent, commencer à poser les bases de l’idée, définir quelques étapes, quelques objectifs, aident à entreprendre la réalisation et à repousser la distraction facile de média comme la télévision (autre sujet intéressant qu’il me plairait d’aborder un jour plus longuement).

Pour finir et clore cet énoncé un peu décousu, j’ajouterai que j’utilise désormais un clavier QWERTY au travail au quotidien, et que j’apprécie beaucoup l’agence des touches pour tout ce qui touche à la programmation : crochets et accolades en particulier. C’est évidemment bien moins pratique pour rédiger du français avec toutes les lettres accentuées.

Enfin, en cette période d’incertitudes tant sanitaires qu’économiques, chers lecteurs, portez-vous bien et prenez soin de vos proches. À la prochaine, et bon vent !

Petite réflexion autour de l’auto-production d’électricité

Quelques points de réflexions concernant la question de l’autonomie énergétique, plus particulièrement en électricité. Autonomie au sens de produire en majorité l’énergie que l’on utilise.

On distingue deux façons d’utiliser l’énergie auto-produite. En premier lieu, on parlera d’auto-consommation, où l’énergie électrique produite (par des panneaux solaires, une éolienne, …) est réinjectée directement dans le réseau, parfois contre rétribution. Dans ce cas-là, l’énergie produite est directement consommée au niveau de l’habitation. En cas de surplus, l’énergie restante profite aux utilisateurs à proximité. La deuxième façon de gérer sa production électrique, consiste à la stocker dans des batteries, afin de pouvoir l’utiliser au moment voulu. Énergie immédiate, ou énergie pilotée, l’un n’excluant pas l’autre. Il doit être possible de faire de l’auto-consommation et de stocker le surplus dans des batteries.

Petit regard sur la norme « RT2020 », à priori en préparation, mais dont je n’arrive pas à mettre la main sur un seul brouillon de texte pour en connaître le contenu exact. De nombreux sites mentionnent l’obligation de passer à la construction de bâtiment « à énergie positive », c’est-à-dire que le bâtiment va produire plus que ce qu’il ne consomme. Pourquoi pas. L’idée ne me semble pas mauvaise à première vue, mais soulève quelques questions. Questions que se posent certainement toutes personnes ayant envisagé la production de courant pour une utilisation à l’échelle d’un logement.

Le problème principal de l’auto-consommation électrique sans stockage qui m’apparaît, réside dans le mode de production des énergies renouvelables et l’organisation de nos sociétés modernes. En effet, dans un monde où le lieux de travail est situé à plusieurs kilomètres, ou dizaines de kilomètres du lieu d’habitation, et donc de production de l’énergie, et en ajoutant à cela des horaires de travail simplifiés de 9h à 17h. Ajouter le temps de trajet domicile – travail et vous obtenez une habitation majoritaire vide au moment des pics de production de la dite habitation (moins vrai avec l’éolien et pour le cas du travail de nuit). Bref, si je prends une situation hypothétique inspirée de ma situation personnelle, en gros, il y a production d’énergie lorsque je suis absent, et lorsque je suis présent dans mon logement et que j’utilise donc de l’énergie, il n’y a pas, ou peu de production.

Pour utiliser l’énergie produite en journée et injectée dans le réseau car non consommée, il faut des centrales nucléaires, ou hydrauliques afin de me fournir de l’énergie lorsque j’en ai besoin et que je n’en produit pas. Si on liste les points de dépenses électriques continues dans un foyer classique, je trouve réfrigérateur/congélateur, chauffage (radiateur, ou électronique de chaudière), ventilation et enfin réseau ethernet (modem, routeur, switch, serveur). En fait, pour être certain de consommer la totalité de l’énergie produite, il faudrait alors sous-dimensionner l’installation, afin de s’assurer que toute l’énergie produite corresponde aux besoins minimum du logement.

Pas de solution tranchée donc, mais l’installation de quelques batteries est incontournable, si l’on souhaite bénéficier d’une réserve de courant en cas de coupure. Un peu comme un onduleur à l’échelle du logement, mais sans l’aspect correction du signal électrique. Pour la partie surplus de production, il serait juste que toute l’énergie injectée dans le réseau conduise à une rémunération, pas forcément à hauteur du prix d’achat d’énergie pilotée, ce qui ne semble pas toujours être le cas en cas d’installation de faible puissance (d’après les témoignages que j’ai pu lire ou entendre).

Je m’arrête ici pour cette première partie, qui pourra être développée par la suite, enrichie, prolongée, si le besoin ou l’envie se fait sentir.

Garder le contrôle

La relecture du texte nonparticipation de Nathan Toups m’inspire l’écriture de ce billet, afin de poser une bonne fois pour toutes certains principes que je souhaite suivre à l’avenir et que j’ai tendance à rechercher instinctivement après chacune de mes errances du côté des « réseaux sociaux ».

Quelques postulats de départ. L’objectif des « réseaux sociaux » et autres plateformes de contenu est majoritairement de maximiser le temps d’utilisation de la plateforme. Tous les moyens sont alors bons pour nous pousser à revenir, à rester et les algorithmes sont plutôt réussi pour trouver et proposer du contenu qui rentre dans nos centres d’intérêts. Précisons toutefois que le contenu proposé n’est pas forcément de mauvaise qualité, loin de là, il y a parfois de bonnes découvertes. Le problème réside pour moi dans le fait que le contenu est poussé vers l’utilisateur. Une décision est prise à ma place et on me force à y prêter attention, soit par une notification directe sur téléphone, soit par l’affichage de suggestions, la lecture automatique, ou par des mécanismes plus pernicieux de compteurs de pouces bleus, de nombre d' »amis » ou de « suiveurs ». Tout est fait pour exploiter les faiblesses, ou du moins certains mécanismes connus du cerveau.

Globalement, je définirais mon expérience de ces applications, médias et plateformes comme beaucoup de bruits, pour bien peu de connaissances, de liens. Passons sur le fait que sur les « réseaux », les gens partagent des choses qui les mettent en valeur, en général, ou des mises en scène d’eux-mêmes. Peut-on encore parler d’authenticité ? Quel intérêt également d’être en mesure de suivre la vie, les activités d’une personne que l’on côtoie peu, mais dont nous aurons l’impression de tout connaître car partageant tous les instants de sa vie (encore une fois, ceux que la personne voudra bien partager). Y-aura-t-il échanges ou discussion lors d’une éventuelle rencontre en personne, étant donné que nous pouvons avoir le sentiment de savoir tout ce que la personne à fait de sa semaine. A quoi bon la question « quoi de neuf ? » que certains posent parfois.

Bref, réseaux sociaux et autres applications tentant de s’imposer dans mon environnement ne me conviennent pas. Je vais donc commencer à pousser plus loin ce concept de non participation vers lequel je reviens instinctivement.

Du côté du téléphone, j’ai une nouvelle fois fais le nettoyage dans les applications, supprimé celles trop agressives dans lors politique de notification, celles trop intrusives et celles cherchant à accaparer l’attention par le simple fait d’être installée. En gros, le but est de réduire au maximum les déclencheurs de distraction, qui une fois détecté par le cerveau, demande un effort conscient pour être ignoré.

Je retiens donc les éléments suivants :

  • Mode ne pas déranger de 23h à 7h50, avec plage horaire légèrement modifiée les week-end.
  • Notifications sans contenu sur l’écran de verrouillage (La désactivation totale de l’affichage des notifications sur l’écran me semble contre-productive pour le moment).
  • Passage du téléphone en mode silencieux, en particulier pendant les horaires de travail, ou sur des périodes nécessitant une certaine concentration, ou plus simplement pour ne pas être interrompu dans son activité. Exception faite en cas d’attente d’un appel important et prévu.
  • Désactivation des notifications sur les applications non essentielles. Filtrage des notifications pour les applications de type messagerie. Ce n’est pas parce qu’un correspondant m’envoie un message à un temps t, que j’ai besoin de le savoir immédiatement. Je prendrais connaissance du message lorsque j’aurais décidé d’y accorder du temps et non pas sous l’impulsion du téléphone.

L’idée est de soulager le cerveau des mécanismes qu’induit ce fonctionnement d’application. Trouver, retrouver, libérer du temps, de cerveau, temps libre, utilisé, utilisable comme bon me semble et non comme on souhaiterait que je le fasse. Se libérer des distractions que la simple présence de l’application sur le téléphone peut parfois provoquer.

Bref, vous l’aurez compris, j’envisage une nouvelle fois de supprimer les quelques comptes restants sur les réseaux sociaux, en espérant que cette fois, ce soit la bonne. Ma manière de faire, c’est flux RSS et publication sur mon propre domaine.

Plonger dans la création d’un jeu vidéo à partir d’un simple jeu de société

J’ai créé un prototype de jeu vidéo basé sur un jeu de société. Découvrez cette histoire mêlant abandon, persévérance et évolution. Qui a mené à la création de ma chaine Youtube et à un besoin de partage.

Il y a quelques mois j’ai créé un prototype de jeu vidéo basé sur un jeu de société que j’apprécie nommé pingouin dans lequel on amasse des points en récupérant des poissons en déplaçant des pingouins sur des cases de banquises hexagonales.

Ce qui ne devait être qu’un prototype

Au début de ce projet mon but était de travailler sur des algorithmes de déplacements hexagonaux simples. Mais aussi de réfléchir et d’implémenter mon propre système d’intelligence artificielle. Ou encore de rendre le jeu multijoueur.

Tout était bien parti

Je me suis pris au jeu et j’ai fini par réaliser le jeu en 3 étapes

  • Créer le prototype jouable en mode console
  • Transfert du code dans Unity et création de l’affichage
  • Développement du mode multijoueur / jeu contre l’ordinateur

La première étape m’a pris 5 soirées, la seconde 2 soirées

Quand tout a dérapé

J’ai pris la décision de créer une interface avec un écran d’accueil, un écran de paramétrage de la partie, etc ce qui m’a pris plus de 10 bonnes soirées et 1 ou 2 week-end. Et c’est là que les temps de développement ont explosés mettant en péril la publication de mon projet.

Certes j’avais une interface graphique mais il fallait revoir la gestion du plateau, les couleurs, la police d’écriture, la génération du plateau et cela plusieurs fois. Chaque modification qui n’avait pas été prévue à commencer à me prendre un temps monstrueux jusqu’à ce que je ne prenne presque plus de plaisir sur ce projet. J’ai quand même persisté en ajoutant le jeu contre l’ordinateur et en réfléchissant à l’implémentation du mode multijoueur. Mais le mal était fait. J’avais visé trop haut pour une aventure de codeur en solitaire sur mon temps libre.

Une lumière au bout du tunnel

J’ai profité de l’été pour regagner quelques forces et reprendre des activités un peu plus sociales comme les barbecues ou les sorties au lac. Suite à de nombreuses discussions, des connaissances m’ont fait comprendre une chose importante à propos de mes différents projets.

Mes projets sont une source d’inspiration

Ce n’est pas parce que je galère qu’il ne faut pas persister et que la direction n’est pas la bonne, au contraire. Toutes les personnes avec qui j’ai parlé cet été m’ont avouées la suprématie de l’informatique dans le monde du travail et même dans la vie de tous les jours. Ils ont réussi à me faire prendre conscience de la force de mes compétences. Et à me rappeler toutes les galères que j’ai surmontées tout au long de mon parcours ce qui a fini par me décider à promouvoir plus mes projets et à mettre en avant mes réflexions, mes échecs, mes découvertes et mes réussites.

Ce qui m’a conduit à créer des vidéos

Il faut cultiver notre jardin, par cette phrase de Candide écrit par Voltaire j’entends désormais bien plus que le simple fait de reprendre chaque année un carré de terre pour en faire jaillir de beaux fruits et légumes. En effet, ça fait plus d’une dizaine d’année que je cultive moi même des connaissances en partageant une partie de ma production mais en oubliant une étape importante. Celle d’en partager les graines. Ces graines ce sont mes vidéos.

Et apprendre à mieux maitriser le sujet

En créant des vidéos j’ai commencé une nouvelle activité. La rédaction et la recherche d’informations pertinentes en plus du montage vidéo et de la création de contenu. Tout ça dans le but de mieux maitriser mon sujet et que la graine prenne dans mon audience.

Et c’est pourquoi

J’ai imaginé une nouvelle série de vidéos qui démarre par l’analyse entre les jeux de société auxquels j’aime jouer et leur portage en jeux vidéo. Ce qui implique toute une analyse comparative des avantage et des inconvénients de ces deux pratiques. Je découvre moi même un nouvel éclairage sur ce qui manquait à mon prototype initial et que j’aimerais pouvoir transmettre dans le futur par l’intermédiaire de mes vidéos.

Enfin la vidéo

Elle est à regarder sans modération. Et à partager si elle vous plait.

Pour mieux comprendre

Si vous ne l’avez pas encore vue, vous pouvez regarder ma série de trois vidéos qui traite de la création d’un jeu de société en utilisant uniquement un ordinateur, un logiciel libre de dessin vectoriel « Inkscape » ainsi qu’une imprimante et une paire de ciseaux ou un cutter.