Garder le contrôle

La relecture du texte nonparticipation de Nathan Toups m’inspire l’écriture de ce billet, afin de poser une bonne fois pour toutes certains principes que je souhaite suivre à l’avenir et que j’ai tendance à rechercher instinctivement après chacune de mes errances du côté des « réseaux sociaux ».

Quelques postulats de départ. L’objectif des « réseaux sociaux » et autres plateformes de contenu est majoritairement de maximiser le temps d’utilisation de la plateforme. Tous les moyens sont alors bons pour nous pousser à revenir, à rester et les algorithmes sont plutôt réussi pour trouver et proposer du contenu qui rentre dans nos centres d’intérêts. Précisons toutefois que le contenu proposé n’est pas forcément de mauvaise qualité, loin de là, il y a parfois de bonnes découvertes. Le problème réside pour moi dans le fait que le contenu est poussé vers l’utilisateur. Une décision est prise à ma place et on me force à y prêter attention, soit par une notification directe sur téléphone, soit par l’affichage de suggestions, la lecture automatique, ou par des mécanismes plus pernicieux de compteurs de pouces bleus, de nombre d' »amis » ou de « suiveurs ». Tout est fait pour exploiter les faiblesses, ou du moins certains mécanismes connus du cerveau.

Globalement, je définirais mon expérience de ces applications, médias et plateformes comme beaucoup de bruits, pour bien peu de connaissances, de liens. Passons sur le fait que sur les « réseaux », les gens partagent des choses qui les mettent en valeur, en général, ou des mises en scène d’eux-mêmes. Peut-on encore parler d’authenticité ? Quel intérêt également d’être en mesure de suivre la vie, les activités d’une personne que l’on côtoie peu, mais dont nous aurons l’impression de tout connaître car partageant tous les instants de sa vie (encore une fois, ceux que la personne voudra bien partager). Y-aura-t-il échanges ou discussion lors d’une éventuelle rencontre en personne, étant donné que nous pouvons avoir le sentiment de savoir tout ce que la personne à fait de sa semaine. A quoi bon la question « quoi de neuf ? » que certains posent parfois.

Bref, réseaux sociaux et autres applications tentant de s’imposer dans mon environnement ne me conviennent pas. Je vais donc commencer à pousser plus loin ce concept de non participation vers lequel je reviens instinctivement.

Du côté du téléphone, j’ai une nouvelle fois fais le nettoyage dans les applications, supprimé celles trop agressives dans lors politique de notification, celles trop intrusives et celles cherchant à accaparer l’attention par le simple fait d’être installée. En gros, le but est de réduire au maximum les déclencheurs de distraction, qui une fois détecté par le cerveau, demande un effort conscient pour être ignoré.

Je retiens donc les éléments suivants :

  • Mode ne pas déranger de 23h à 7h50, avec plage horaire légèrement modifiée les week-end.
  • Notifications sans contenu sur l’écran de verrouillage (La désactivation totale de l’affichage des notifications sur l’écran me semble contre-productive pour le moment).
  • Passage du téléphone en mode silencieux, en particulier pendant les horaires de travail, ou sur des périodes nécessitant une certaine concentration, ou plus simplement pour ne pas être interrompu dans son activité. Exception faite en cas d’attente d’un appel important et prévu.
  • Désactivation des notifications sur les applications non essentielles. Filtrage des notifications pour les applications de type messagerie. Ce n’est pas parce qu’un correspondant m’envoie un message à un temps t, que j’ai besoin de le savoir immédiatement. Je prendrais connaissance du message lorsque j’aurais décidé d’y accorder du temps et non pas sous l’impulsion du téléphone.

L’idée est de soulager le cerveau des mécanismes qu’induit ce fonctionnement d’application. Trouver, retrouver, libérer du temps, de cerveau, temps libre, utilisé, utilisable comme bon me semble et non comme on souhaiterait que je le fasse. Se libérer des distractions que la simple présence de l’application sur le téléphone peut parfois provoquer.

Bref, vous l’aurez compris, j’envisage une nouvelle fois de supprimer les quelques comptes restants sur les réseaux sociaux, en espérant que cette fois, ce soit la bonne. Ma manière de faire, c’est flux RSS et publication sur mon propre domaine.

YtAutoDark – Publication sur le Chrome Web Store

En ce début d’année, j’ai pris un peu de temps pour effectuer quelques modifications cosmétiques sur l’extension YtAutodark publiée en octobre sur Firefox et que j’avais présenté dans l’article [Extension Firefox] yt-auto-dark. Ajout d’une icône relativement simple, gestion des langues dans un dossier dédié et modification d’autres propriétés du manifest de l’extension pour pouvoir la publier également dans le Chrome Web Store.

L’extension est donc dès à présent disponible pour Chrome sous le nom Thème Sombre Automatique pour Youtube™.

[ArchLinux] Choix de la sortie son par défaut

Après avoir effectué une mise à jour et redémarré mon système il y a de cela un mois environ, j’ai constaté que je n’avais plus aucun son en sortie de mes haut-parleurs. Après bien des recherches, j’ai remarqué que le son sur la sortie HDMI semblait fonctionner.

En cherchant les sorties disponibles sur ma machine, je découvre donc que la sortie 0 utilisée jusqu’à présent, du moins dans mes souvenirs, est désormais la sortie HDMI. J’indique donc au système d’utiliser la sortie 1 :

pactl set-default-sink 1

Retour du son dans mes haut-parleurs et vérification de la sortie utilisée.

# pactl list sinks short
0 alsa_output.pci-0000_01_00.1.hdmi-stereo-extra2 module-alsa-card.c s16le 2ch 44100Hz SUSPENDED
1 alsa_output.pci-0000_00_1b.0.analog-stereo module-alsa-card.c s16le 2ch 48000Hz RUNNING

En outre, lorsqu’il s’agit de débuger un problème de son, je commence généralement par faire un tour du côté de alsamixer et pavucontrol.

Toutefois, il s’avère que si cette opération suffit pour la session courante, la configuration ne persiste pas au redémarrage du système. Pour configurer la carte par défaut, je commence donc par lister une nouvelle fois les sorties disponibles.

# pacmd list-sinks | grep -e 'name:' -e 'index:'
  index: 0 name: <alsa_output.pci-0000_01_00.1.hdmi-stereo-extra2>
* index: 1 name: <alsa_output.pci-0000_00_1b.0.analog-stereo>

Ensuite, j’édite le fichier /etc/pulse/default.pa pour y ajouter la ligne suivante :

set-default-sink alsa_output.pci-0000_00_1b.0.analog-stereo

Après un redémarrage du système, le son sort à nouveau de mes hauts-parleurs.

[ArchLinux] autorandr

Petit point rapide sur autorandr, petit programme bien pratique, pour simplifier la gestion de différentes configurations de disposition d’écrans. Une fois installé, autorandr tente de détecter la configuration à appliquer en fonction du matériel connecté. Cette solution s’avère très pratique lorsqu’on utilise un environnement de bureau simplifié de type i3 et que l’on est amené à changer sa disposition d’écran. On pensera notamment au cas d’un ordinateur portable auquel on connectera un écran supplémentaire et que l’on déconnectera en cas de changement de pièce.

Installation classique via pacman.

sudo pacman -S autorandr

La sauvegarde d’un profil s’effectue avec l’argument save.

Save your current display configuration and setup with:
$ autorandr --save home

Pour finir, j’ai ajouté la ligne suivante dans mon fichier .xprofile.

autorandr --change --default home

Soit, passage par défaut sur la configuration home au démarrage. Le chargement manuel d’un profil s’effectue à l’aide du paramètre load: autorandr <profil>. A noter qu’il est également possible de configurer pour chaque profil, des actions à effectuer après le chargement du profil.