Citation [11] – Perfect beautiful technique

Igor smiled and said, “You are all confused! Speed is not the goal; it is the result of perfect beautiful technique.”

What really mattered to Igor was excellence — the efficient stroke. Once you mastered that, he argued, speed would follow naturally.

Richard A. Friedman – What swimming taught me about happiness

Citation [10] – Jackie Chan

– Bu: Entraînez-vous à fond, et quand vous serez prêt, vous lui collerez une raclée.

– C.N. Chan: Il faut que je m’entraîne, mais coller une raclée à quelqu’un, ce n’est pas mon truc.

– Bu: Mais quel est l’intérêt de l’entraînement dans ce cas ?

– C.N. Chan: De fortifier son corps et d’aiguiser son esprit.

Jackie Chan à Hong Kong

Citation [9] – Patricia Briggs

Il était plus petit que la moyenne, et paraissait dix ans de moins que son âge réel. Il s’habillait modestement et observait plus qu’il parlait. Phöran l’avait tout d’abord considéré comme un homme impassible, aussi vrai que l’acier, certes, mais qui devait beaucoup réfléchir avant d’agir. C’était le cas, sauf qu’il réfléchissait très vite.

Corbeau – Patricia Briggs

Il avait toujours su qu’elle l’aimait, lui, autant qu’elle aimait leurs enfants. Mais il savait aussi également que depuis l’enfance, on l’avait entraînée à maîtriser ses émotions; et que l’intensité des sentiments qu’elle éprouvait la perturbait beaucoup. C’est justement parce qu’il la connaissait si bien, et qu’il la comprenait, qu’il ne l’avait jamais poussée à lui avouer ce qu’il savait déjà.

Corbeau – Patricia Briggs

Le problème, c’est qu’elle ne savait pas quoi dire. Il lui arrivait rarement d’être maladroite, pourtant. Mais c’était devenu une habitude ces derniers temps, lorsqu’il était à côté d’elle. Elle n’était pas bavarde comme Tiër et se plaisait dans ses silences. Ou, du moins, était-ce ce qu’elle avait cru. A présent, elle avait envie de parler à Jës, mais ne savait pas quoi dire, ni comment le dire. Elle préféra donc se taire.

Corbeau – Patricia Briggs

[Vidéo] P. Servigne & J. Blamont : Introduction au siècle des menaces

Lien vers la vidéo : P. Servigne & J. Blamont : Introduction au siècle des menaces .

Il est agréable de retrouver Jacques Blamont chez Thinkerview, cette fois en compagnie de Pablo Servigne, pour une discussion éclairante. Encore une fois, du contenu d’une grande qualité.

9’11 – J. Blamont : Il y a d’autres ressources naturelles qui sont encore plus menacées. Et naturellement, celle qui vient à l’esprit et qui va connaître une aggravation, c’est la ressource en eau. Si on considère déjà ce qui se passait dans les quelques dernières années, en ce qui concerne la quantité disponible d’eau dans le bassin méditerranéen, on s’aperçoit que les crises politiques ou militaires viennent des sécheresses, du problème de l’eau. On a commencé à partir de 1970 à pomper dans toutes les nappes phréatiques, y compris les nappes fossiles qui ne se renouvellent pas, et donc on atteint maintenant un niveau où la situation, puisqu’on a consommé notre capital, la situation va s’aggraver rapidement. Je prends un exemple: le Yémen. Le Yémen, il y a des conflits, il y a des choses très graves. Quelle est la situation de la nappe phréatique au Yémen ? Elle était à 10 mètres de profondeur en 1970. Aujourd’hui elle est à un kilomètre. Ça veut dire que maintenant il faut pomper et on est en présence d’ailleurs du sur-pompage, c’est-à-dire ce pompage vide la nappe phréatique. Hors le Yémen a aujourd’hui à peu près une vingtaine de million d’habitants et en 2050, ce sera 45. En 2050, vous aurez 45 [millions de] Yéménites, et à ce moment-là, il n’y aura plus d’eau. Si l’on essaye de quantifier ce phénomène, les spécialistes disent que la population est en état de stress hydrique, c’est-à-dire de stress dû à un manque d’eau en dessous de 2000 mètres cubes par an et par personne. Tous les pays du Maghreb, l’Égypte, le Yémen était tous en 2000 au niveau juste en dessous du stress hydrique. Et si maintenant on descend de 2000 à 1000 mètres cubes, on appelle ça l’état de pénurie. À ce moment-là, on s’aperçoit qu’en 2050, tous les états, l’ensemble de tous les états, y compris le Maghreb, y compris l’Égypte, seront en état de pénurie. Et je viens de vous dire que 1 000 mètres cubes c’est le niveau de la pénurie, le Yémen sera à 100. […] Et donc, ce qui se produit, c’est que les pénuries engendrent des conflits, des conflits politiques, etc. […] Les causes des conflits seront les véritables pénuries qu’on ne saura pas régler. Par exemple, je vais en Inde assez souvent, je vois des villes, comme Hyderabad, comme Madras, qui s’appelle maintenant Chennai, qui sont des villes qui sont passées de 500 000 à 5 millions d’habitants en 20 ans. Elles pompent d’une façon excessive dans la nappe phréatique locale et donc ces gens-là n’auront plus à boire dans une dizaine d’années.