Bâle roller marathon 2017

Retour sur le marathon roller de Bâle du 7 mai 2017. Écrit peu après la course, publié ici pour en garder une trace dans un espace que je contrôle.

Découverte du circuit du marathon roller de Bâle pour une distance totale de 37,5 km environ. Je me classe 63e à 28 km/h de moyenne. Satisfait de ma course, mais encore du travail nécessaire pour améliorer le tout.

Le circuit présente quelques difficultés, montées, descentes, rien d’insurmontable. Du franchissement de trottoir pour arrondir certaines trajectoires et une succession de zones pavées avec un léger effet rail par moment. Circuit assez humide par endroit, mais le vent aidant, l’adhérence est allée en s’améliorant.

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Auto-hébergement : quel matériel ?

Depuis quelques mois déjà, j’ai tenté l’expérience de l’auto-hébergement pour deux des services que j’utilise. Je ne vais pas m’attarder sur les contraintes de l’hébergement chez soi, d’autres l’ont déjà fait. Si vraiment cela devenait indispensable, cela ferait alors l’objet d’un billet spécifique. L’auto-hébergement donc, étape supplémentaire dans ma quête d’indépendance numérique.

J’ai effectué mes premiers tests avec un Raspberry Pi modèle B de première génération faisant office de serveur. Les résultats sont très positifs. Pas de problème particulier de disponibilité, l’ensemble est stable. J’envisage donc de continuer dans cette direction en migrant davantage de services sur ma propre infrastructure.

C’est là que la question du matériel intervient. Mon Pi, très pratique pour de l’expérimentation limitée, montre quelques faiblesses sur des services plus gourmands en ressources (constaté sur Wallabag notamment). Pour être en mesure d’auto-héberger mes autres services, utiliser une machine plus puissante me semble tout indiqué.

J’ai identifié trois possibilités : utiliser un PI dernier modèle, passer à un mini PC type NUC, BRIX ou enfin, monter une configuration moi-même. Chaque choix a ses avantages et ses inconvénients. En faveur du Pi, je vois la faible consommation électrique et l’encombrement minimal. Un moins peut-être pour le stockage sur carte SD (il est néanmoins possible d’utiliser un disque dur classique). Le coût d’acquisition me semble être le plus faible des trois. Pour la solution médiane du barebone (NUC, BRIX, …)  : coût plus élevé avec nécessité d’acquérir HDD et RAM (type PC portable) en sus. Plus de puissance que le PI, mais plus de consommation électrique aussi. Troisième et dernière solution envisagée, construire une configuration. Comme pour le barebone, plus de puissance, plus de consommation et prix plus élevé, mais davantage de possibilité d’évolution.

La solution Pi 3 est attractive car très simple à mettre en place et ne nécessitant pas un investissement monétaire important. Je m’interroge encore sur la création d’une configuration sur mesure. Je dispose d’une machine vieillissante, vestige de mes premiers essais de serveur domestique, qui date d’une époque où le Raspberry Pi n’existait pas et où on pouvait aller acheter ses composants chez Surcouf. Le CPU est un Dual Core E3400 qui pourrait faire l’affaire. Le problème se situe plutôt du côté de la RAM, puisque la carte mère n’accepte que de la DDR2 800/667 MHz jusqu’à 4 GB total sur 2 slots. Il est heureusement encore possible de trouver ce type de RAM dans le commerce, mais le prix de la DDR2 reste plus élevé que celui de la DDR4 dernière génération, à capacité égale (en termes de mémoire, pas de fréquence).

Je vais donc me tourner vers une solution intermédiaire, en « recyclant » cette machine pour remplacer le Pi 1 utilisé jusqu’à présent. Je resterai sur 1 Go de RAM dans un premier temps et jetterai un coup d’œil du côté de l’occasion pour éventuellement passer à 4 Go à faible coût. De cette manière, je devrais être en mesure de migrer progressivement vers l’auto-hébergement de la majorité des services jusqu’à présent hébergé sur un serveur OVH. Si les performances s’avéraient trop faible, il serait alors possible d’envisager un changement de carte mère, processeur et mémoire RAM, et de réduire au passage la consommation électrique (en supposant que des progrès aient été réalisés dans le domaine de la gestion d’énergie ces dix dernières années).

Il restera néanmoins toujours la limitation du débit montant sur les lignes adsl, qui pourrait remettre en cause la migration de l’un ou l’autre des services. Nous verrons ceci à l’usage. Enfin, reste la question de ce site même, qui n’a pas vocation à être auto-hébergé pour le moment et qui sera donc migré vers un autre service.

[Android] Flasher le recovery avec fastboot

Un grand nombre de site préconise d’utiliser une application disponible sur le PlayStore pour flasher le recovery d’un téléphone Android.

Ce que peu d’entre eux précisent, c’est qu’il est possible de réaliser cette opération directement en la ligne de commande avec fastboot. Une fois l’appareil en mode « bootloader », il est donc possible d’utiliser la commande suivante (Exemple générique pour TWRP) :

fastboot flash recovery twrp-2.8.x.x-xxx.img

La dernière version de TWRP pour le Sony Xperia Z1, nom de code honami est ici : twrp-3.0.2-0-honami.img.

 

 

Écrire et publier

Mon rythme de publication a baissé. C’est un fait. En regardant de très loin, je constate que cela coïncide assez avec mon entrée dans « le monde du travail ». Ce n’est pas le seul facteur. Étant arrivé à mettre en place un « nuage » de service informatique qui me satisfait, j’expérimente moins. Autre raison, je me suis découvert une nouvelle passion (je crois que le qualificatif est mérité) : le roller de vitesse. Il faudra aussi que je me penche un jour sur l’impact de mon emploi sur ma passion de l’informatique. Mon introduction s’allonge. Les préoccupations changent, les centres d’intérêt évoluent.

Jusqu’à présent, j’ai publié ici une majorité de contenu technique en lien avec l’informatique. La question que je me pose aujourd’hui pourrait se résumer à : « Quels sujets ont leur place ici ? ». Qu’est-ce qui a sa place où ? Ce qui est certain, c’est que je souhaite pouvoir m’éloigner de la technique pure, ouvrir vers des questions plus générales, pas forcément liées à l’informatique. On s’approche de la notion de « ligne éditoriale », terme trop professionnel, mais qui résume l’idée.
C’est davantage un joyeux bazar qui règne, constitué de billets écrits en fonction des envies du moment. Indirectement, c’est se censurer ou se faire plaisir; ( (re)trouver le plaisir d’écrire, comme forme de dialogue interne avec soi-même).

En toile de fond, se joue également la question de la propriété des données, de la fragmentation de la production numérique et du contrôle (relatif) sur celle-ci. En l’occurrence, lorsque après une compétition, je relate mon expérience via les réseaux sociaux, ne serait-il pas préférable de publier ici et de partager le lien. Est-ce que je veux que mon contenu soit fragmenté sur Twitter, introuvable sur Facebook, … etc. Les outils que j’utilise sont-ils adaptés ?
À ce sujet, j’ai découvert par hasard le principe POSSE (Publish (on your) Own Site, Syndicate Elsewhere) que l’on pourrait traduire en français de la manière suivante : publier sur son propre site, transmettre ailleurs. L’idée est donc de conserver ses données telles que articles, notes, liens, etc sur son propre espace plutôt que dans les silos et d’automatiser si besoin la transmission du contenu vers les dits silos soit en totalité, soit partiellement, mais toujours en liant ce contenu à la source principale.
Personnellement, je trouve l’idée particulièrement attirante puisqu’elle s’inscrit dans la continuité de ce que j’ai souhaité construire lorsque j’ai enregistré le nom de domaine unicoda.com . Le partage automatique vers les silos ne me semble pas indispensable, en revanche, conserver la donnée sur mon espace et faire la liaison vers ce contenu ailleurs me semble idéal.

On peut également s’interroger sur notre rapport au temps. Indéniablement, écrire, structurer sa pensée, laisser mûrir ses idées, vérifier ses affirmations, … requiert du temps. Du temps que tente de nous voler divers multinationales (Facebook, Twitter, la TV, les séries, …). Ce n’est pas que le temps passé dans ces activités soit forcément mauvais ou forcément perdu. Le problème est du côté de l’économie de l’attention, qui tend à construire chaque outil, chaque objet, de telle sorte que notre esprit revienne le plus souvent possible vers lui et y reste le plus longtemps possible. Il convient d’occuper la populace pour l’empêcher de réfléchir à ce qui importe et l’enjoindre à consommer.

Par ailleurs, si l’apprentissage de l’écriture intervient tôt dans le cursus scolaire, l’école prépare peu à l’écriture, à la publication sur Internet. Le seul lecteur étant en général, le professeur, dans son rôle d’évaluateur. Écrire sur le net, c’est faire face à des lecteurs, c’est publier dans un espace accessible à tous. Reconnaissons tout de même que les cours proposés à partir du lycée contribuent à apprendre à structurer sa pensée à l’écrit, mais toujours dans une optique d’évaluation, et non d’expression publique.

Je ne résiste pas à l’envie de terminer par une citation de Benjamin Bayart :

Il faut apprendre aux gamins, non pas à lire et écrire comme on faisait au dix-neuvième siècle, mais à lire et écrire pour être lus et à écrire en public, écrire pour publier.

 

[SFR] Faille sur le WPS de la box

Comme vous le savez certainement, une faille de sécurité a été découverte sur le WPS du WiFi des box de SFR et d’Orange. A priori, Orange aurait déployé un correctif, SFR étudierait la question.

J’ai eu l’occasion de tester l’attaque sur la box SFR de mes parents (avec leur autorisation). Son efficacité est impressionnante: 4 secondes montre en main pour la seule opération de récupération de la clé WPA. J’en ai donc profité pour désactiver le WPS dans l’interface d’admin et vérifier la neutralisation de l’attaque.

Tous les détails sont sur le forum crack-wifi.